Le retour en France approche à grands pas.
Voila 9 mois que Jules Derruau poursuit ses études à Généso aux Etats
Unis. Le moment de tirer les bilans approche, et il nous fait part de ses bons moments mais aussi des moins bons.
« Il ne me reste plus que 3 mois ici, cela fait comme un drôle d’effet, d’ailleurs je rentre dans la période : « c’est la dernière fois que ». Que de beaux souvenirs et que de découvertes tout au long de cette année scolaire. Mon immersion au sein de l’équipe de foot restera l’un de mes meilleurs souvenirs. Vu de l’intérieur, c’est une machine à gagner. Entrainement tous les jours avec beaucoup de discipline, et les matchs … inutile de préciser qu’on est là pour les gagner, le terme amical n’existe que sur le papier si le terrain il faut gagner. Y a toujours du monde pour voir les matchs. Petit niveau ou haut niveau, la préparation est la même. Même les médias, journaux et télévision (pour la finale) sont là, j’ai même eu droit à mon interview !
La grande différence par rapport à la France est le système scolaire. Je vous en ai déjà parlé dans l’un de mes papiers. Les cours commencent à 8h et se terminent à 14h45. Les élèves qui ne pratiquent pas de sport rentrent chez eux ou vont dans les différents clubs (comédie musicale, cours de musique supplémentaire ou piscine. Ceux qui pratiquent du sport restent, pour cette fin d’année je me suis mis au golf et le cours est payé par l’école donc c’est gratuit pour nous même en dehors des séances d’entrainements. Ce qui n’est pas négligeable quand on connait les tarifs. Pour résumer tout se passe autour de l’école.
Concernant les points négatifs, je le dis sans hésiter, la nourriture, ah oui c’est quelque chose. Les repas ne sont pas à des horaires réguliers, et si l’on ne fait pas de sport attention aux kilos superflus Je me souviens de la mise en garde des bénévoles AFS lors de notre arrivée. « durant cet été vous grossirais » ! La nourriture à l’école c’est pizza tous les jours, ou d’autres plats tout aussi caloriques ! Pour ma part j’ai la chance d’être hébergé dans une famille qui cuisine très bien et je me prépare mon pique-nique.
Les premiers mois, la barrière de la langue a été quelque chose de très frustrant. Pour ceux qui me connaissent, avant de partir pour les USA, l’anglais et moi ça faisait deux. Et j’ai vu en arrivant que ça faisait même un peu plus que deux mais cela partie de l’expérience. Il me reste encore 3 mois pour perfectionner mon anglais et je pense qu’au terme de cette année je pourrai prétendre être bilingue. A très bientôt en Aveyron. »
Jules Derruau